Analyse: L’industrie musicale et Second Life

Mon ancienne profession restant évidemment une passion, cela fait un moment que j’observe avec attention les réactions et les mouvements du milieu musical dans Second Life.
Qui en sont les acteurs? Quel type de formes prennent les évènements? Sont ils comparables avec ceux de la vraie vie? Quels en seraient les débouchés? Et bien évidemment, existe-t-il des représentations de structures réèlles dans Second Life?

Le constat est sans appel: le néant total.

Quand on pense que l’une des valeurs sûres d’une présence dans Second Life est le secteur de la création artistique, on reste un peu sur notre faim.
Analyse.

Nous séparerons ici trois gros types de productions musicales, Les productions des grosses majors, Les productions des labels indépendants et petites structures, et les autoproductions qui prennent une part de plus en plus grande dans l’industrie du disque, et c’est une bonne nouvelle.
Ces trois gros types de productions n’ont absolument pas les mêmes stratégies de développement dans la vraie vie, nous allons donc comparer et tenter de définir les avantages et inconvénients pour chacunes d’entre elles d’une éventuelle présence dans Second Life.

Les « home-musiciens » et autoproductions. L’état actuel de la musique dans Second life.

Nous voyons tous le nombre de scènes LIVE qui proposent de venir écouter en direct un musicien jouant depuis son appartement. Il en existe une multitude, et l’apport pour les musiciens non signés qui ont donc besoin de se faire connaître est considérable. Si nous enlevons les soucis techniques qui peuvent résider dans la plateforme (lag souvent dû au joli bijou qui clignote, au hud pour se faire des calins, à la jolie robe à 125 prims, en fait bien souvent dû à des choses absolument inutiles portées par les spectateurs) Second Life est un moyen extrèmement efficace pour faire connaître sa musique et esperer creér un BUZZ.
Je citerai ici le cas désormais célèbre de Frogg Marlowe: Frogg joue dans une multitude de groupes et dans un nombre incalculable de bars devant 10 personnes dont 7 camionneurs qui se moquent totalement de ses créations et boivent des bières. Il fait çà tous les soirs dans sa ville des Etats Unis, depuis 8 ans. Vous pouvez extrapoler le cas sur la France, il en existe aussi je vous assure.
Frogg n’a plus de domicile, il galère et trouve donc un ami qui le dépanne Jaycatt. Ces deux amis découvrent Second Life, se disent tiens c’est marrant on peut jouer live, les gens tipsent, çà rapporte pas beaucoup mais au moins on joue notre musique.
La tempête: Frogg et Jaycatt commencent à jouer tous les soirs sur diverses scènes de Second Life au cours d’open mic (je définirai plus tard ce dont il s’agit), les résidents de Second Life adorent, le duo est de plus en plus demandé, leur groupe de fans grandit de jours en jours, çà jazze, çà buzze, MTV les contacte pour un interview emission « You hear it first ».
Je vous laisse imaginer l’impact pour un musicien de se faire entendre sur MTV.
Les professionnels de la musique ayant pour grande caractéristique de se jeter comme des piranhas sur un artiste émergeant de peur de rater les nouveaux Beatles, les propositions de contrat arrivent moins d’un mois aprés la diffusion MTV.
Résultat? : Frogg et jaycatt viennent donc d’obtenir du financement, ils vont faire leur disque, et une chose est sûre, leur disque se vendra auprés des fans de Second life, mais ce disque est bien vrai, il n’est pas virtuel, et c’est le rêve de tout artiste de faire son vrai disque, comme l’ont fait tous les artistes adorés auparavant: çà y est, moi aussi j’ai mon disque.

L’histoire est belle. Et elle n’a rien de virtuelle, Frogg and Jaycatt ont du talent et ce talent, Second Life leur a permis de le diffuser à une plus grande échelle que le café du commerce du coin.
Cela ne veut pas dire qu’elle va se reproduire des miliers de fois, il faut aussi sur Second Life avoir du talent pour se distinguer des autres, mais la plateforme leur a apporté quelque chose c’est indéniable: le buzz.

Revenons sur cette notion d' »openmic »: Voici le plus répandu des types de spectacles dans Second Life: Tout le monde peut jouer dans un Club Live de 8h du soir à 4h du matin par exemple.
Vous réservez votre créneau d’une demi heure et vous jouez, vous branchez votre guitare sur le serveur et c’est parti pour un set.
On voit donc défiler 7 à 8 artistes dans une full sim quasi assurée, et même si les sims de Second Life ne peuvent contenir que 50 personnes en même temps, il n’est pas rare dans la vraie vie de voir des artistes se produirent devant moins de spectateurs, surtout si l’artiste sort de nulle part. (Il m’est arrivé de jouer devant 1 entrée payante, je lui ai offert ma paire de baguettes et l’ai remercié d’avoir assisté à notre répétition en buvant un verre).

Un musicien qui cherche à se faire entendre peut donc facilement jouer tous les soirs, et même dans plusieurs endroits le même soir, il lui suffit juste de mettre en place son petit système technique pour streamer et c’est parti.

Bien évidemment, pour un groupe c’est plus difficile, le « streaming » est plus complexe puisqu’il demandera un mix en direct par un « ingénieur son » qui peut ceci dit être aussi un musicien du groupe. C’est jouable mais plus compliqué à mettre en place c’est un fait, mais sur le principe technique rien ne l’empêche, du moment que la sortie est en stéréo. Et les groupes font souvent çà pendant leur répet, un petit premix et hop la repet sur la bande pour voir où on en est.

Quant à la musique electronique, rien de plus facile pour un DJ de mixer en Live dans une des nombreuses boîtes de nuit proposant ce type de service. Je dirai par contre que trop peu d’artistes électroniques se produisent dans Second Life alors que la plateforme s’y prête à merveille. On a beaucoup de gens qui passent des disques mais trop peu de véritable compositeur électronique, à mon grand regret ici aussi.

On voit donc que le musicien peu connu voire pas du tout, a d’énormes avantages à tirer de Second Life, il a déjà une réponse essentielle pour sa vie d’artiste: est ce que ma musique plaît?
Comme si il jouait devant un vrai public, sans se déplacer.
On peut donc facilement utiliser Second Life comme un laboratoire en direct, oser changer ses arrangements et tester ses nouveaux sons en 24h, on saura si le résultat laisse indifférent ou si au contraire les gens apprécient.

Voilà, pour les autoproductions, « home-musiciens », ou les DJ, aucun problème, un peu plus de problèmes pour les groupes autoproduits dus aux difficultés techniques de jouer Live à plusieurs, mais nous allons voir qu’ils pourraient éventuellement adopter la même stratégie que les petits labels indépendants.

Petites structures de production, labels indépendants, et groupes autoproduits. Qu’attendez vous?

C’est ici pour moi la plus grosse des déceptions. De loin. L’offre est un vide absolu.

J’ai beau remuer dans tous les sens, je connais beaucoup d’acteurs prépondérants de la scène indépendante française, je connais ses difficultés à trouver son public, ses difficultés à trouver un distributeur, ses difficultés à sortir un disque, je ne comprends pas ce vide et ce manque d’audace.

Expliquons déjà ce qu’est une petite structure que l’on appelle dans cette industrie une structure indépendante.
On pourrait grossièrement résumer la chaîne musicale comme suit, je dis bien grossièrement car il y a beaucoup d’intervenants, mais nous aurons déjà une idée de la démarche:
Le musicien > Le label de production > Le distributeur > le point de vente > le consommateur.
Il existe aussi par exemple l’éditeur, mais il est inutile dans ce dossier de signaler sa présence, nous faisons une étude générale.
Le label de production propose un catalogue, à partir de plusieurs musiciens ou groupes généralement, dans un style précis ou une certaine sensibilité artistique.
Ce label indépendant propose à son distributeur tout ou partie de son catalogue, distributeur qui lui va redistribuer les stocks à son carnet d’adresses de points de vente.
C’est donc de cette façon que vous retrouvez le disque de votre groupe favori dans les bacs de votre disquaire (le peu de vrais disquaires qu’il reste du moins.)

Inutile de vous préciser que trés souvent, ces structures ont un budget trés réduit. Elles ont beaucoup de difficultés à communiquer, les encarts publicitaires dans la presse spécialisée sont hors de prix, elles ont bien entendu un site internet mais on y accède trés rarement par hasard, plus souvent en tapant directement une recherche pertinente sur le nom du label, ou sur un artiste précis, bref il faut savoir où chercher.

Ces structures ont donc tout interêt à faire connaître leur catalogue, non seulement aux professionnels et à la presse, mais aussi au public qui peut être curieux de connaître les productions dans un style qu’il apprécie ou qui peut être tenté d’acheter une autre référence du label aprés avoir apprécié un premier disque.

Second Life, ici a un concurrent de taille: MySpace music. Voilà la solution qu’a choisi le milieu musical indépendant pour tisser son réseau de contacts, faire connaître ses références et se faire plein d’amis.
Je reste un peu mitigé sur le réèl impact de MySpace, qui reste cependant une trés bonne carte d’identité qui circule facilement.

Second Life permettrait cependant une communication bien plus riche qu’une simple page mySpace.
Imaginez ce que chaque label indépendant pourrait faire dans Second Life avec un budget ridicule.
Location d’un petit terrain de 1024sq/m, présentation du catalogue dans un espace emménagé correspondant à son « feeling artistique », permettre au curieux du monde entier d’écouter sa production, le mettre en directe relation avec le site web et le site de vente par internet, proposer les dernières infos de la structure par un lecteur RSS synchronisé avec son propre site web, proposer l’organisation d’un évènement à chaque sortie de disque, une sorte de préécoute en exclusivité de l’album en stream pendant un temps donné, tenir une petite permanence de temps en temps pour discuter des conditions de production des références, ses affinités, annoncer par RSS toutes les dates des différents artistes du label, proposer des diaporamas, des vidéos LIVE, et je ne vous parle pas des structures de musique élèctronique qui peuvent faire mixer leurs artistes régulièrement dans Second Life.
Prendre contact avec la presse interne à Second Life qui se développe de plus en plus, mettre en avant son label, organiser des happenings dans différents lieux adaptés à son style musical, et j’en passe c’est une évidence.

Il existe tous les univers musicaux représentés dans Second life, de Nick Cave au punk en passant par la pop, le blues et le jazz.

Sachant qu’ une des plus grosses activités des résidents de Second Life consiste à flâner dans les clubs et passer du bon temps avec ses amis, qu’attendent-elles pour dire au monde entier qu’elles existent?

Par une simple petite recherche sur mon style musical, je me retrouve avec une trentaine de personnes dans le public ayant exactement les mêmes goûts que moi, susceptibles d’acheter mes productions si j’ai un endroit pour leur présenter.

Alors pourquoi ce vide absolu, pourquoi aucune structure indépendante n’a encore osé la représentation dans Second life?

Peut être par snobisme en effet, le milieu indépendant musical a cette caractéristique, il est trés soucieux de son image de marque et trouve peut être cet espèce de chat vocal géant un peu trop « MSN » « jouet »…

A tort.
En tout cas pas plus ridicule que nos zamis dans MySpace.
Tous résidents connaît le sentiment qu’éprouvent les gens du « vrai internet » à l’égard de notre communauté;
Ils ont tort nous le savons, et ils seront trés vite amenés à corriger leur état d’esprit.

Comme je le disais, les groupes indépendants peuvent utiliser les mêmes méthodes d’implantation, on a un petit batîment à notre image, on fait écouter notre disque, on propose des vidéos, on annonce nos infos et nos dates, on peut même se permettre de diffuser un vrai concert par webcam à l’image de ce que fait la salle de spectacles « L’esprit frappeur« , ou comme le propose cette initiative … américaine forcément. En France on est trés frileux sur le modernisme.

L’exemple du groupe AIR qui propose d’écouter des extraits de leur dernier album, voir vidéos et diaporamas, tout cela dans un cadre graphique adapté à son disque est un exemple de réussite, pourtant leur implantation n’a rien d’extraordinaire, mais ils y sont. J’ai été visité, j’ai écouté, j’y suis resté une heure, j’ai acheté le disque le soir même.
Pourquoi se priver d’une cible potentielle? Surtout quand on a du mal à communiquer? Pourquoi s’en priver? Qu’y a-t-il à perdre?

Second Life a les défauts de ses qualités, nous sommes d’accords, mais ne serait-il pas judicieux pour ces petites structures d’être à l’avant garde et d’expérimenter avant que les grosses majors du disque qui phagocitent déjà le marché ne le fassent à nouveau dans ce type d’environnement? Le résident de Second life n’est pas un consommateur, il est acteur, beaucoup plus qu’un internaute classique, et si il décide de favoriser un petit plutôt qu’un gros, il se le permettra sans complexe. Chose qu’il ne peut pas faire sur les gros sites de vente en ligne car ces gros sites de ventes ne proposent tout simplement pas de labels indépendants ou trés peu, et puis on a beau dire sur Second life on est qu’un avatar, sur fnac.com on est qu’une carte bleue, lequel est le pire?
Ces structures ne sont donc pas encore représentées dans Second life mais je suis sûr d’une chose: Elles gagneraient beaucoup à oser. c’est indéniable.

Qu’en est il des grosses majors? Je, me, Moi.

Le problème est tout autre, on comprendra aisément et malheureusement pour la musique que SONY préfère réserver la présence de son catalogue à son « HOME » et sa playstation, voilà donc directement une des conséquences de la prise en main par certaines grosses majors d’un média culturel, vous en avez rêvé Sony l’a fait, DRM etc … vous achetez un disque mais vous ne pouvez pas l’emporter sur votre MP3. Bien vu votre baladeur n’est pas un SONY. Ca c’est pour la vraie vie alors imaginez qu’il ne vous feront certainement pas de cadeaux sur Second Life.

La plupart des grosses majors sont sur de multiples secteurs de l’industrie du loisir: musique, jeux vidéos, on se retrouvera donc forcément avec certaines restrictions indirectes de la parution d’un catalogue sur tel ou tel environnement.
Nous avons vu pour SONY, mais ce type de problème se posera pour beaucoup d’autres gros producteurs de disques.

Nous aurons donc la star académy (une des plus grosses ventes de disque en France, c’est à pleurer) qui sortira plutôt sur VIRTUAL ME, etc … conséquences d’interêts entre éditeurs, productions, distributions et exclusivités.

Il faudra je pense attendre l’interopérabilité entre ces environnements pour que ces grosses majors permettent l’accés à leur catalogue hors de leur propre modèle. Dans ce cas, nous aurons peut être une représentation de SONY dans Second Life, représentation qui sans aucun doute vous demandera de préférer passer par leur solution. Une espèce d’aiguillage en somme, mais tant que ces connexions ne seront pas effectives, SONY préférera je pense réserver ses éditions à son HOME bien à lui.
Une chose est sûre, c’est qu’elles trouveront leurs solutions et n’hésiteront pas à franchir le cap.

La question évidente des droits d’auteurs et d’utilisation se pose bien évidemment mais à ma connaissance elle est la même que pour Internet, le média doit être protégé et il existe des techniques. Mais si il s’agit d’extraits ou d’une pré-écoute susceptibles d’être capturés par des logiciels externes, il suffit d’utiliser les techniques habituelles, ne pas diffuser l’album dans son intégralité par exemple, ou couper les chansons une bonne minute avant leur fin. De toute façon, Second Life n’est pas plus exposé au piratage de contenu qu’un site web.

Conclusion

Nous ne regrettons donc pas l’absence des grosses compagnies du disque, en revanche ces milliers de petites structures qui manquent de moyens de communication pour montrer qu’elles existent sont en train de négliger un vecteur considérable en ne tentant rien dans Second Life.

C’est par l’arrivée de ces structures indépendantes que le contenu de Second life s’enrichira au niveau musical, et je pense que Second Life peut les aider à s’enrichir. Elles auraient une responsabilité énorme, amener leurs créations qui sont de bien meilleures qualités que celle des majors, aucun doute que la communauté les accueille à bras ouverts, en tout cas leur implantation serait bien plus appréciée que les implantations de Nike ou d’Adidas, qui elles n’amènent aucun contenu intéréssant et ne sont que représentations figuratives.

Du côté des retombées sur le carnet d’adresses, je ne compte plus dans mon activité actuelle les contacts RL que je me suis fait grâce à Second Life, des contacts que je n’aurai pas pu obtenir par le circuit traditionnel « site-web-email-Web2.0 », tout simplement grâce à une chose: le contact direct en 3D, le résident qui se pose une question sur mon travail a une réponse directe, il peut me parler, me rencontrer, m’en demander plus, il me voit, je lui réponds, on se donne rendez vous, on travaille nos projets en direct… C’est ce type de contact que leur emmènerait Second life.

Tant que le milieu musical (et bien d’autres milieux) n’aura pas compris cela, et regardera Second Life comme un gros MSN, j’ai bien peur que nous ayons à nous contenter de ce qu’il existe pour le moment: de la « home-musique » et seulement de la « home-musique ». Les américains seront bien entendu devant nous. Bien dommage quand on connait toute la diversité de la production en France, qui ne sait pas comment faire pour s’exposer … Paradoxe.

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16 Responses to Analyse: L’industrie musicale et Second Life

  1. Que dire de plus 🙂

  2. sosogao dit :

    Très très intéressant cet article pour une profane comme moi ne connaisant pas du tout ce domaine !!! Merci Fred 😉

  3. Chriss dit :

    Très bon article en effet, il y a malgré tout quelques petites percées dans le domaine promotion musicale je pense notament à l’agence noproblemo qui fut une des premières française à s’installer:

    http://www.noproblemo.fr/

    De plus ils ont le mérite (et c’est suffisament rare pour le souligner) une personne de l’agence qui accueil aux heures de bureaux dans leur agence sur SL. 🙂

    http://www.noproblemo.fr/on-secondlife.php

  4. Mackenzie dit :

    MERCI fred d’être sorti de la sempiternelle complaisance sur ce thème.
    J’aurais personnellement ajouté deux petits sous-thèmes :

    – La Loi de la Tolérance : un public sur SL est BEAUCOUP plus tolérant envers les mauvais concerts sur SL qu’en RL. Non seulement les coupures dues au lag, mais aussi le niveau de l’artiste tout simplement. C’est un phénomène magique qui vient de SL un peu comme sur l’île de Lost, on ne sait pas pourquoi.Il y a un côté « pionnier » qui finalement voile beaucoup de défauts intrinsèques.

    – Deuxième truc : la course à la galette. Le streaming c’est bien, mais les restrictions techniques de LL empêchent pour l’instant « l’industrie » de la musique de vraiment s’éclater dans le jeu (fichiers sons limités etc). Le jour ou quelqu’un inventera un procédé technique comparable au disque sans les lourdeurs liées à la parcelle du streaming, ce sera le roi du pétrole. Messieurs les builders, à vos tournevis !!!

    Enfin merci pour ta petite remarque concernant Air. Un peit scoop pour SLO (y’a prescription) : c’est moi qui l’ai buildé sous mon reroll Love Box 😉

  5. Stella Errans dit :

    Second Life est un merveilleux support pour les musiciens indépendants.
    Depuis que je suis sur le continent, j’ai pu me produire et diffuser mes compositions et mon univers artistiques auprès d’un public international et ainsi évaluer l’impact de mes créations sonores sur les oreilles de quelques résidents.

    L’environnement de Linden Lab est le complément idéal pour les artistes qui souhaitent s’auto produire. Faut-il pour autant regretter la présence de labels « indépendants » et des grands majors. Je pose volontairement des guillemets à indépendant, car ces derniers ne sont plus vraiment libres, étant plus au moins sous la tutelle des grandes maisons de disque, reste alors ces mastodontes de la production musicale, tel que Sony ou Universal(e) mais j’ai peu d’espoir, aux regards de leurs comportements dans la Real Life, qu’ils puissent apporter quelque chose de bénéfique sur la terre Linden sans la pourrir avec des notions de profit et de rentabilité.

    Enfin les labels spécialisés et notamment en ce qui concerne la musique électronique, mais là, il y a-t-il réellement un vivier sur Second Life ?
    Je suis désolée, mais passer des disques ce n’est pas être musicien et s’il fallait réellement parler de DJ sur Second Life, il faudrait déjà que la plateforme puisse offrir une vraie capacité d’expression libérée de toutes contraintes techniques et c’est loin d’être le cas.

    Tout le monde se proclame plus au moins artiste sur Second Life, tout simplement parce que ce support est étroitement lié à la création.
    Mais il faut admettre qu’il y a peu de chose originale, que la créativité des uns est souvent celles des autres et qu’il n’est pas évident de trouver une perle rare dans cette uniformité.

    C’est peut-être cela qui freine l’implantation des professionnels sur la terre Linden, préférant attendre le bouche à oreille des résidents, qui lui fonctionne bien et est une valeur sûre.

  6. fred cameron dit :

    Il n’est absolument pas question de trouver la perle rare dans Second Life quand je regrette que peu de structures indépendantes s’installent.

    Je demande surtout qu’ils nous proposent de découvrir leurs « vrais artistes » dans Second life.

    Enorme différence.

  7. Stella Errans dit :

    Pour cela, il faut que Linden Lab fournisse une plateforme propre de toutes contraintes techniques…

    Comment veux-tu qu’un label puisse être interessé pour venir sur le continent, si ce dernier n’est pas capable de lui fournir ce qu’il attend.

    Il est presque impossible de s’exprimer sur Second Life en Live sans montrer une forme de bidouillage amateur qui ne plait pas aux professionnels.

  8. fred cameron dit :

    Donne moi donc les containtes techniques qui font qu’un label ne peut pas montrer ses créations?

    Le stream? …

    J’ai assisté a des représentations Live de plusieurs artistes DJ je ne vois pas où il y a eu contraintes …
    J’ai decouvert les Alienhearts LIve, la sim etait full c’etait genial, je n’aurai jamais connu leur mix sans Second Life …

    Il me semble que le streaming correct est avant tout une question de « client » plus que de serveur …

  9. Nick Rhodes dit :

    « …L’exemple du groupe AIR qui propose d’écouter des extraits de leur dernier album, voir vidéos et diaporamas, tout cela dans un cadre graphique adapté à son disque est un exemple de réussite… »
    Pour info, la AirBox est toujours visitable. Désormais à Leto Yoshiro… (voir dans les favoris de mon profil – Nick Rhodes – ou en ‘classified’, taper ‘Air’ ou ‘french’). Merci Fred.

  10. Stella Errans dit :

    Alienhearts… suis fan !!!

    D’accord je reconnais que me suis trompée, les contraintes ne sont liées qu’entre entre nous et LL donc la passerelle, autrement dit notre fournisseur d’accès à Internet.

    Désolée Fred, suis pas aussi douée que toi sur l’aspect technique. Je ne sais que composer et écrire… Tu viens à ma prochaine rave, avec ton collier de fleurs quand même ?!

  11. fred cameron dit :

    Non il n’y a pas à être désolé Stella, mais bien souvent lorsqu’un stream coupe on en veut au Linden alors qu’ils n’ont pas grand chose à voir la dedans.

    Qu’on puisse difficilement « rezz » un objet quand la sim est full: oui nous sommes d’accord, que la danse se déclenche 30 secondes aprés la commande oui nous sommes d’accord c’est le serveur.

    Mais l’artiste qui envoie son mix, il y a une énorme différence entre envoyer son mix à partir d’un serveur personnel, ou l’envoyer à partir d’un serveur Pro.

    Si j’avais un label, le premier truc que je ferai serait de m’équiper d’un bon serveur de stream qui me sert de relais, je n’envoie donc pas à 50 auditeurs mais à 1 seul, et lui se charge d’envoyer pour les 50 auditeurs, mais lui il a ce qu’il faut dans le coffre en bande passante.

    J’attends Snoop, Claire et bien d’autres pour confirmer. 🙂

  12. ziggy Shui dit :

    Moi je dis, vive Mim Carpenter, elle mérite d’être connue et reconnue. Elle a une voix à la fois délicate, frèle et rempli d’émotion.

  13. extralab dit :

    Bravo Fred, super analyse.

    (Un ex-musicien indépendant qui aurait bien aimé, à l’époque, disposer d’outils comme SL ou MySpace SL pour se faire connaître).

  14. DD Ra dit :

    Personnellement le caractère artisanal et pas parfait techniquement, avec la limitations du nombres d’avatars présent ajoute à l’intérêt des spectacles sur SL, qui restent à l’échelle humaine, avec un artiste à qui l’on peu parler, qui est une personne et non un produit.

    La force du buzz vient à mon avis en partie de là.

  15. Davyd dit :

    Hello Fred,

    Merci pour ton article vraiment génial sur les labels dans SL.
    J’ai moi meme un petit label inde et je cherche à m’implanter dans SL.
    Je viens d’acheter un terrain et je compte monter un lieu pour faire decouvrir ma musique.
    Si tu veux entrer en contact avec moi pour me conseiller, voir m’aider n’hesites pas, ce serait super cool ! 😉
    Je te donne mon mail : rkg@free.fr
    Je te remercie!
    Davyd (Palamos Cortes dans SL).

  16. Guy Criaki dit :

    Bonjour,
    J’ai beucoup aprécié l’article que tu as publie.
    Je suis un compositeur qui a déjà publié 3 albums. Fait beaucoup de scène,et tv.
    j’ai été contacté pour chanter dans SL live. Le projet a échoué, mais je reprend cette initiative à mon compte.
    j’ai un home studio complet sur Mac G5 bipro ,et souhaite connaitre la procédure de connextion (streaming) pour pouvoir y jouer guitar piano(chant) ??je trouve l’initiative interessante, j’ai entendu et vu quelques personnes chanter.
    Je voyais (comme eux) cela en plus grand..
    Je pense que les prestations su SL peuvent avoir quelques raisonnables répercussions à l’extérieur, et y attirer du monde..Est ce que je me trompe,?
    Merci ,

    Guy Criaki

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