Saijo City

Telle une enfant droïde, je me suis posée à Saijo City, au milieu des couleurs acides et des odeurs de l’industrie.

Saijo City

Mégapole biomécanique aux structures d’acier et d’aluminium, Saijo City s’élève des brumes cybernétiques pour revendiquer son appartenance à la culture underground et témoigner un hommage évident à Fritz Lang (Metropolis) ou Ridley Scott (Blade Runner) en écorchant nos pupilles d’une architecture postmoderne magnifiquement réalisée par le créateur californien : Spin Martin

Ebahie par cette beauté déviante, je me suis connectée à l’essence technoïde de la cité pour capturer l’émotion synthétique de son ambiance et emprisonner au travers de quelques images, le spectacle grandiose qu’elle m’offrait.

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Au sein de la ville.

Des sons mécaniques infiltrent mes tympans comme le tempo régulier d’une machinerie sourde. La lumière est sombre mais j’aperçois au loin des étincelles, reflet d’une structure en verre qui scintille dans l’espace. Autour de moi, la rouille et la saleté sont omniprésentes. Les parfums sont chargés d’effluves misérables et indigentes. Je dois certainement me trouver dans un quartier défavorisé de la métropole. Dans le ciel, comme suspendue à un nuage, flotte une plateforme métallique que la verdure a commencé à recouvrir malgré la pollution qui semble infecter l’air.

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Au creux du reflet.

Des bâtiments industriels déchirent le ciel et propulsent leurs toxines chimiques jusqu’au soleil. Une activité perpétuelle de production anime cette zone et les usines technologiques tournent à plein régime. Le facteur économique est à son paroxysme et peu importe les conséquences écologiques, il faut produire pour pourvoir vivre. Produire pour survivre.
Derrière le crachat des cheminées, des ombres géantes m’appelent au-deçà de l’émanations des manufactures.

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Aux pieds des colosses.

Le pouvoir de la finance et du commerce exhibe sa réussite et sa puissance. Des logements de grands standing touchent l’horizon et les gratte-ciels des multinationales se parent de la richesse de leur capital. Je suis prise de vertige devant la taille de ses titans qui me tendent leurs bras. Je tourne le regard, un instant, pour reprendre mon souffle.

Dans cette mégapole où la moindre surface est occupée, glisse sur l’océan une étrange construction d’où s’envolent des navettes vers une autre destination.
Une pensée s’impose : Et si, Saijo City suffoquait son auto-destruction ?
Et si ces vaisseaux qui s’envolent, portaient en eux, un espoir, un rêve… Vers un autre monde, une autre destruction ?

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Telle une enfant droïde, je me suis posée à Saijo City pour voir l’avenir aride de notre triste infini…

 

Neph

 

 

 

 

11 commentaires pour Saijo City

  1. Mackenzie dit :

    Ca a l’air vraiment magnifique, une des plus belles sims de SL ?

  2. sosogao dit :

    Un rêve d’architecture me faisant penser aux Cités obscures » de Benoît Peeters, François Schuiten… quoique, ces dernières étant moins destructrices tout de même !!!

  3. myster Welles dit :

    Merci pour cette sim. C’est cool de ta part. Cela donne vraiment envie d’y aller…
    Myster Welles

  4. Christophe Priestly dit :

    merci , très bel article , je vais y faire un tour !

  5. Yasmine Isbell dit :

    ca je vais voir directe ce soir en rentrant du taff !!!!!!!!

  6. Laurent Bechir dit :

    ca a l’air beau, mais impossible d’y aller. Je essayé plusieurs fois depuis hier et le teleport échoue à chaque fois.

  7. Eve Kazan dit :

    J’y suis allé toute seule d’abord, puis j’ai invitée une amie … j’avais un petit peu peur … c’est un univers très glauque, très sombre. Chaotique.

    C’est vraiment très bien fait, il n’y avait que nous sur la sim, ce qui donnait un petit coté survivants … lol

    C’est immense, on y passe des heures. A voir !!

    —-> Laurent Bechir : j’ai eu du mal, impossible aussi, mais je me suis teleporté sur la sim a coté et j’y suis allé à pieds. ehehehe🙂

  8. inspiration marquée et 100% Half life 2, on y retrouve même Chien, le robot qui file un coup de patte à Gordon Freeman. Superbe j’ai l’impression d’y être….

  9. Laurent Bechir dit :

    Eve Kazan : bonne idée. j’ai du faire la même chose pour le retour, aller à pied sur la sim d’à côté pour repartir, sinon, impossible. Mon ordinateur a du mal dans ce lieu🙂

    Sinon, moi, ça me fait penser au livres/films policiers avec détective en trench-coat avec l’habitutel chapeau, style Humhrey Bogart. C’est sympa, j’aime bien.

  10. wolkam dit :

    Cela fait longtemps que je connais Spin, je ne suis pas étonné par ses créations qui sont toujours d’excellentes factures. Bravo à toi donc Spin, je sais que tu comprend un peu hein😉
    Bravo a Nephie aussi pour ses photos :p

  11. J’adore autant l’endroit que l’article rédigé, beaucoup de poésie dans les deux. Une invitation à la rêverie et au voyage.

    Merci Nephie.

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