Tommy Parrott : Instants saisis

Tommy Parrott, le photographe qui dégaine son Canon plus vite que son ombre depuis 25 ans, nous emmène à travers les contrées de son western américain.

Une ambiance de quiétude règne sur son exposition, installée au rez-de-chaussée et une moitié du 1er étage, au Gingsberg Art Center, égale à celle recherchée et retransmise par l’artiste.

Tout est éphémère, nous sommes la mémoire d’une époque passée, aussi prenons le temps de protéger les souvenirs.
C’est le message que Tommy Parrott semble exprimer avec la série de clichés noir et blanc.


Le photographe m’explique, devant ces photos, qu’il avait aperçu et été interpellé, par ce cimetière d’autobus dans le Mojave, tandis qu’il circulait de l’Utah vers la Californie. Il se devait de photographier la scène, avant que des vandales ne l’aient détruite.

L’artiste nous enseigne encore, au travers de ses paysages, qu’il faut saisir l’instant favorable dès qu’il se présente.

Ainsi, pour communier avec le lever du soleil explosant sur la façade dominante du Mont Withney (haut de plus de 14.000 ‘), Tommy Parrott s’est levé à 3.30 am.

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Il oublie le temps et l’heure pour nous éblouir. Il fonce dès qu’il pressent un effet extraordinaire.
Telle  » Sylmar Sunset « . Tommy Parrott raconte qu’il a vu la formation des nuages de sa maison, et qu’il a su de suite que le coucher de soleil serait spectaculaire. Aussitôt, accompagné de son épouse et de son appareil, il s’est rendu sur le site à 14 miles de son domicile. A peine 1mn après son arrivée, l’image était dans la boîte.

Il en va de même pour le Mono Tufa. Cette photo aux nuances de bleu.
45 minutes après son arrivée au motel, l’artiste s’installait au bord du Mono Lake pour attendre le soleil rosissant.

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Le photographe ne s’arrête pas en si bon chemin et pour offrir à nos yeux ébahis, un peu plus de couleurs, il n’hésite pas à retravailler les effets de luminosité.
Ainsi, pour obtenir ce  » soleil froid  » sur l’épreuve du Mono Tufa, il a a utilisé un tungstène.

Le personnage est passionnant, tout autant que l’histoire de son centre d’art.
En septembre 2006, il acquiert un petit terrain, y place 4 murs et un sol et commence à créer son oeuvre.
Rapidement, d’autres nouveaux artistes viennent à sa rencontre pour exposer avec lui.
L’  » idée folle  » d’ouvrir un centre d’art donnant vie à tous les styles suit.
La petite galerie se développe et aujourd’hui, ce sont 18 lieux d’exposition répartis à travers SL.
Des idées, il n’en manque pas.
Jugez-en plutôt en vous relaxant, avant de repartir, dans la Sphère de la Tranquillité, située devant la galerie.
Tommy Parrott a voulu un espace de plénitude, un lieu d’évasion. Il a réussi son pari, c’est vraiment un endroit fantastique où se ressourcer.
Sa seule requête : que chaque visiteur prenne soin de son faon, résident permanent de la Sphère et chargé de veiller sur votre zenitude.

Lien pour se rendre au Gingsberg Art Center.
http://slurl.com/secondlife/Ginsberg/126/151/52

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