Semaine de la Mobilité : Un choix de vie pour demain

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Durant la Semaine de la Mobilité, du 16 au 22 septembre, Soso Gao nous propose de venir réfléchir et débattre sur les différents moyens de se déplacer  » proprement  » pour poursuivre l’action de prévention et de protection de la planète, avant qu’il ne soit trop tard pour réagir.

Afin de mieux comprendre la démarche entreprise par Baobab, j’ai pris le temps de consulter les sites informatifs, réalisés par Soso Gao : http://lebaobab.canalblog.com/ http://planetevivante.canalblog.com/

Bien que les informations qu’ils comportent soient précises et claires, il m’a semblé intéressant de la rencontrer (http://slurl.com/secondlife/ACTENGO/207/70/24).

Phylire Coppola : J’ai visité plusieurs sites, dont les tiens, relatifs à cette semaine, mais j’ai encore du mal à saisir la démarche , dans le sens où encore une fois, c’est aux individus que l’on demande d’agir pour  » forcer la main  » aux institutions, aux constructeurs et autres  » pollueurs plus puissants « , puisqu’une fois cette action terminée, les compagnies de transports en commun reprendront leurs tarifs élevés, les voitures rouleront autant.
Quant aux communes ne disposant pas de pistes cyclables, la circulation à vélo sera toujours aussi problématique pour les résidents.

Soso Gao: Je te sens pessimiste.

P.C. : Non, seulement dubitative, alors je pose la question.

S.G.: Tu as raison, néanmoins il y a pas mal d’efforts qui ont été réalisés depuis quelques années. Beaucoup de grandes villes en France ont des espaces cyclables et les transports en commun ont augmenté leur fréquence. Le prix est certes relativement élevé, toutefois je pense que chacun commence sérieusement à se mobiliser depuis quelques mois, s’efforce de réduire sa consommation d’énergie ; singulièrement ce ne sont pas forcement les plus jeunes.

P.C. : Je t’accorde volontiers que les bus verts se développent de plus en plus, mais certaines villes ne disposent pas de budgets suffisants pour faire construire des pistes cyclables. Le problème se pose aussi pour les demandeurs d’emploi, qui doivent faire face aux dépenses de déplacement, que ce soit l’acquisition d’un vélo ou l’utilisation des transports en commun. Les aides apportées sont encore en-dessous des besoins. Il est certain que les mairies entendent le problème mais ne peuvent y répondre .

S.G. : Je suis d’accord pour les demandeurs d’emploi. La pression, en dehors de l’aspect politique est aussi un moyen de faire prendre conscience aux personnes. Si on baisse les bras, on s’aperçoit rapidement que c’est encore pire. Selon moi, il faut au moins informer. A ce sujet d’ailleurs, j’aimerais ajouter qu’il y a souvent confusion dans l’esprit des gens.

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En anglais, le terme utilisé est « climate change » ou changes, qui est plus juste. En France, nous parlons de réchauffement climatique, ce qui me semble erroné. Il ne s’agit pas seulement de réchauffement climatique, mais de changements qui perturbent la totalité de la planète, que ce soit chaud ou non n’est pas le problème. Se mobiliser pour la  » mobilité « , c’est-à-dire le choix de son moyen de transport ou les possibilités offertes ou susceptibles de l’être, signifie aussi que l’on prend conscience des problèmes énergétiques.
Dans certaines villes, il est devenu impossible de circuler, surtout dans les villes anciennes, et de se garer. Le partage de véhicules, les voitures électriques ou encore le co-voiturage me paraissent des solutions d’avenir pour une économie réelle de chacun.

P.C. : Tu parles de convoiturage. Tu sais que les gens communiquent difficilement, à l’heure d’aujourd’hui et dans certaines villes, cela peut être angoissant de s’imaginer prendre en charge des gens inconnus dans sa voiture. C’est tout un état d’esprit qu’il faut modifier ; il faudrait inclure dans ces évènements en faveur de la protection de la planète des actions de citoyenneté, de respect des autres. Quand on voit des voitures électriques ou sans permis, écrasées contre un mur parce qu’elles ont vu leur priorité refusée, ça n’est pas engageant.

S.G. : A la base, ce sont ceux qui construisent les voitures et autres véhicules, qui devraient agir, mais c’est là où le bât blesse.

P.C : Comment peut-on contrecarrer le phénomène  » business « , dans tout ça ?

S. G : Je te répondrai : en faisant du businesss utile. J »ai rencontré pas mal d’avatars ici et beaucoup reconnaissent que  » l’effet  » SL n’est pas négatif, loin de là.

1) C’est une communauté – quoique les médias en disent – où des gens de tous horizons aiment se retrouver. La communauté étant sans frontière géographique, des avis et des modes de vie très différents se rencontrent et ça c’est très positif. La tolérance, dans certains cas et l’acceptation de la différence s’apprend aussi avec SL. C’est plus facile et plus ludique qu’en RL.

Je parle de mon expérience et de celle d’autres avatars avec qui j’en ai parlé. A partir du moment où tu as la curiosité d’aller à la rencontre d’autres groupes, il devient plus facile d’agir en matière d’information, éducation, etc. Je pense donc qu’il est intéressant d’utiliser SL pour ce genre d’action, même si par ailleurs, c’est indéniable, il existe un blocage du pouvoir de décision provenant des hautes instances. On n’y peut hélas pas grand chose. Malgré tout, à force de leur dire, par des manifestations toutes pacifiques, comme cette semaine, ils vont bien finir par être obligés d’en tenir compte. La croissance de 3% voulue par le Président de la République Française, devra passer aussi par des améliorations des transports, par exemple et par d’autres améliorations. Pour avoir de la croissance, il faut du plein emploi et pour ce faire, il faut des conditions décentes de vie,… enfin je préfère y croire.

Il est indispensable que le pouvoir écoute certains scientifiques. Là, j’en viens au Grenelle de l’Environnement, qui sur le principe est une bonne chose. Malheureusement, très vite, on s’aperçoit que les décisions sont, sur les gros dossiers, déjà prises.

2) Les oppositions politiques traditionnelles faussent le débat. Exposées par les scientifiques, les choses peuvent être très claires, mais c’est oublier que les gouvernements subissent les pressions des lobbies, il faut être réaliste. Pour cette raison, je ne fais jamais passer de message politique dans mes actions. Le solaire c’était un appel en fait aux fabricants , c’est je pense la voie à suivre, aller à la source.

P.C. : Et pour cette semaine, c’est un appel à qui ?

S. G: Cette semaine, c’est d’abord un appel aux citoyens. Ce sont eux qui sont aussi concernés dans l’utilisation des moyens de transport. Prenons l’exemple de Paris, c’est flagrant, tout comme les grandes villes de province. Le problème est encore plus sensible au niveau des villes moyennes et des petites villes, en raison notamment de la disparition de certaines lignes de chemin de fer. C’est un état d’esprit aussi comme tu le disais, choisir de ne pas prendre sa voiture pour aller à 3 pâtés de maisons.

P.C : Pourtant la disparition de certaines lignes de chemin de fer, est liée à l’évolution technologique, au progrès alors faut il revenir en arrière ?

S. G: Les lignes qui ont disparu sont en fait très souvent remplacées par des cars SNCF et la disparition de lignes, si elle est liée au progrès technologique, a vidé des campagnes, qui sont d’ailleurs maintenant en train de se repeupler. Mon village du Marais Poitevin, par exemple, était desservi par le train La Rochelle-Nantes. Aujourd’hui, il y a un car SNCF, 4 fois par jour dans les 2 sens. En parallèle, beaucoup de jeunes, ne trouvant pas à se loger à cause des prix prohibitifs dans les villes, sont venus vivre dans les villages, dans un rayon de 30 à 35 km de la Rochelle. En 7 ans, la population a été multipliée par 3. Le petit village est devenu une ville.
Ce qui me donne l’envie de me battre, c’est de voir que ces gens-là mènent une vie très proche de la nature, tout le monde ou presque fait du vélo, marche ou encore prend la barque pour aller voir son voisin. Je suis pleine d’espoir et le changement de mobilité, j’y crois .

J »ai envie de dire aux gens, posez-vous la question de savoir si vous vous sentez bien dans une vie où tout n’est que course, stress et mauvaise humeur, car c’est à cela que ressemble la vie dans les grandes villes.

Je pense que Soso a trouvé la meilleure conclusion à cet article avec ces derniers propos plein de sagesse et ouverts sur la réflexion.

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Le programme de cette semaine d’action est disponible sur le site http://lebaobab.canalblog.com/ .

Par ailleurs, pour vous adonner aux joies de la bicyclette et prendre le temps de redécouvrir le monde environnant et les merveilles de la nature sur la sim Chance Trees (http://slurl.com/secondlife/Second%20Chance%20Trees/150/101/23) , vous pourrez trouver des vélos « free » sur SL Boutique. Soso Gao a testé pour vous le produit en avant-première.

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